LE COMPLEXE FIBROSARCOME

Ivresse D’Amour Du Royaume Princier

Le complexe fibrosarcome félin, plus souvent appelé « fibrosarcomes » sont des tumeurs très agressives se développant dans le tissu sous-cutané. Il s’agit de l’une des tumeurs les plus fréquente chez le chat.

On en entend parler plus fréquemment ces dernières années, depuis que les vaccins ont été mis en cause.

Etiologie

La cause de ces tumeurs n’est pas définie à 100 %, comme souvent dans les cas de cancers.

Des prédispositions génétiques jouent un rôle, ainsi que toutes les agressions cutanées (morsures, vaccins, blessures, …). La mise en cause des vaccins a soulevé de nombreux débats !

Les adjuvants présents dans certains vaccins ont été pointés du doigt, cependant, des vaccins sans adjuvants ont également donnés des cas de fibrosarcome (moindre toutefois). Les tissus adipeux (entre les épaules par exemple) en favorisent l’apparition.

Aucune prédisposition raciale ou sexuelle n’a été relevée, les chats âgés sont les plus touchés (avec un pic à 11 ans).

Symptômes

Les tumeurs se présentent comme des boules dures, grossissant rapidement. Sans une réaction rapide de la part du propriétaire, la tumeur peut prendre un volume impressionnant et devenir douloureuse.

Elles peuvent se trouver partout sur le corps du chat, mais en majorité entre les épaules et autour du cou puis sur les flancs et le thorax, le dos….

Traitement

Le traitement consiste en l’ablation la plus précoce et large possible de la tumeur, suivi éventuellement d’une radiothérapie.

Des traitements complémentaires sont encore à l’étude car actuellement, les risques de récidives sont extrêmement élevés (environ 80 % selon certaines sources) la tumeur réapparaissant souvent dans les mois suivant l’opération. La combinaison de la chirurgie et de la radiothérapie permettrait de faire tomber le risque de récidive jusqu’à 30 %.

Prévention

Différentes recommandations sont émises pour diminuer les risques : utilisation de vaccins sans adjuvants, variations des zones d’injection, privilégier les administrations de médicaments par voie orale.

Par ailleurs, l’injection dans les pattes ou le haut de la cuisse étaient recommandés par certains vétérinaires, car en présence d’une tumeur, on pouvait plus facilement en venir à bout en … amputant le chat ! Des études sont actuellement en cours afin de tester l’efficacité de la vaccination dans la queue, pauvre en tissus adipeux et surtout moins dommageable que la patte ! La solution reste toutefois loin d’être parfaite !

Les vétérinaires sont tous d’accord pour dire que les avantages de la vaccination restent toujours largement au dessus de ses risques. Les morts de typhus ou de coryza sont nettement plus nombreux que les chats morts d’une tumeur. Certains sources avancent que sa prévalence ne serait que de 0,003 % de la population féline…

 

 

 

 

Sources : Thèse “LE COMPLEXE FIBROSARCOME FELIN : POTENTIEL D’IMPLICATION DES INJECTIONS VACCINALES ADJUVEES, NON ADJUVEES. ETUDE PRELIMINAIRE DE DEUX VACCINS.” de Thomas, Jean-Michel PERROT