Catégorie : PATHOLOGIES CHATS

Les différentes maladies chez le chat

Maladies Infectieuses

maladies hereditaires

Les chats sont sujets à diverses maladies infectieuses, dont certaines peuvent s’avérer fatales. Pour protéger votre chaton, il est primordial de le faire vacciner. Un rappel annuel de vaccination assurera une longue vie à votre chat.

La rhino-trachéite virale féline

C’est une infection virale des voies respiratoires supérieures similaire au rhume chez l’humain. Elle se manifeste par des éternuements, un écoulement du nez et des yeux et de la toux. Une fois le virus entré dans l’organisme du chat, l’infection peut s’établir de façon permanente.

L’entérite féline

Appelée aussi maladie du jeune âge, c’est la principale maladie mortelle des chatons. Le virus se transmet par les excréments, et les symptômes sont de violents vomissements, des diarrhées et une déshydratation. Réagissez vite car le chat atteint peut décéder dans les 24 heures. Le traitement se fait par antisérum intraveineux. Il existe également un vaccin.

La leucémie féline (FeLV)

Est une affection du sang dont l’issue est fatale. Elle est provoqués par un virus qui se transmet par la salive et qui détruit le système immunitaire. L’animal perd du poids rapidement et il souffre de gingivite. Il n’y a pas de traitement mais il existe un vaccin. Inconnu il y a 20 ans, le virus de la leucémie féline (FeLV) est maintenant considéré comme la principale cause de mortalité chez le chat. Les chats infectés par le FeLV vivent rarement plus de trois ans. En effet, le FeLV détruit la capacité du chat à combattre les infections de toutes sortes et l’animal meurt d’une maladie à laquelle il aurait normalement été capable de résister. Après des années de recherche, un vaccin efficace contre le FeLV a été mis sur le marché en 1985. Comme la leucémie féline est si commune (jusqu’à 30% des chats vivant en groupe y auraient été exposés), la vaccination est fortement conseillée pour tous les chats en bonne santé.

La chlamydia

C’est une infection des voies respiratoires supérieures causée par une bactérie. Elle peut se traduire par de la fièvre et un écoulement oculaire et nasal. Les infections des voies respiratoires supérieures se propagent facilement d’un chat à l’autre par, entre autres, les éternuements. En outre, même un chat apparemment en santé peut infecter votre animal de compagnie. Votre vétérinaire peut protéger votre chat contre toutes les principales maladies respiratoires (rhino-trachéite, infection à calicivirus, chlamydia) et la pan-leucopénie avec un seul vaccin. La vaccination devrait débuter entre 7 et 9 semaines suivie à 3 mois et ensuite annuellement.

Le FIV (virus d’immunodéficience féline)

Se transmet par le léchage, par de la nourriture préalablement infectée, par l’allaitement ou lors de l’accouplement. Après une période de légers malaises et de fièvre où se développent des ganglions, les défenses immunitaires sont atteintes. Le chat cesse de s’alimenter et perd du poids; il souffre de gingivite, de diarrhées, de vomissements et de complications oculaires ou dermatologiques. Des antibiotiques ou des corticoïdes peuvent temporairement réduire les symptômes, mais il n’y a pas de guérison et l’issue est fatale. Les porteurs de FiV, même bien portants, doivent être tenus à l’écart des chats non contaminés.

La péritonite infectieuse féline (P.I.F)

La P.I.F. n’est pas une maladie infectieuse typique. Il s’agit d’une maladie à médiation immunitaire, c’est-à- dire que le système immunitaire du chat, en essayant de protéger l’animal contre la P.I.F., accélère plutôt la progression de la maladie.

Selon certaines études, 25% des chats du monde entier seront exposés à un coronavirus, le groupe viral qui comprend le virus de la P.I.F. Cette exposition peut ou non engendrer une P.I.F. Toutefois, dès l’apparition des signes, la maladie ne peut être traitée, ni guérie efficacement. Et, dans presque tous les cas, la P.I.F. est fatale. Quoique les symptômes varient grandement, certains signes sont caractéristiques de la P.I.F.

La toxoplasmose

Se répand par un parasite qui vit dans l’organisme de tous les êtres vivants à sang chaud et qui se trouve dans les excréments. Environ 50% des chats ont la toxoplasmose à un moment ou un autre de leur vie, mais les symptômes (diarrhées, essentiellement) apparaissent uniquement chez les chats dont le système immunitaire est défaillant. Le parasite survit dans les selles pendant 24 heures avant d’être transmissible à l’homme. Se débarrasser des litières usagées rapidement permet de limiter le risque de transmission qui peut être grave chez la femme enceinte où le virus peut causer de graves lésions à l’embryon. Il n’existe pas de vaccin, mais un traitement à base de vermifuge est suffisant.

La rage

Cette maladie mortelle, qui peut atteindre l’homme, se transmet par morsure, coup de griffe ou léchage. Les symptômes apparaissent dans une période allant de dix jours à six mois : salivation agressivité, pupilles dilatées, convulsions. En quelques jours la maladie évolue vers une paralysie générale et la mort. La rage est une infection mortelle du système nerveux qui s’attaque à tous les animaux à sang chaud, y compris les humains. Traditionnellement, les chiens ont été considérés comme les principaux porteurs de la rage. Cependant, depuis 1981, le nombre de cas de rage rapporté chez les chats a dépassé celui chez les chiens. La rage représente un danger pour la santé de la population en général et celle des propriétaires d’animaux de compagnie. Plusieurs états américains exigent la vaccination contre la rage et la plupart des vétérinaires recommandent la vaccination pour tous les chats et les chiens peu importe la législation en vigueur. La rage peut se transmettre par morsure de l’animal infecté. Même, les chats gardés à l’intérieur peuvent entrer en contact avec un porteur de rage dans une cave, un garage ou un grenier. Comme il n’existe aucun traitement contre cette maladie, seule la vaccination peut protéger votre animal de compagnie.

Problèmes urinaires

Un chat qui peine à uriner ou dont les urines contiennent des traces de sang présente probablement une maladie de l’appareil urinaire. Soyez vigilant. L’élimination de l’équilibre chimique du corps de votre chat : une rétention urinaire peut donc intoxiquer tout le système. En cas de doute, consultez rapidement votre vétérinaire. Un simple examen externe n’est pas toujours concluant. C’est pourquoi toute indication sur le comportement de votre chat à la maison sera utile au diagnostic. Le vétérinaire essaiera d’obtenir une petite quantité d’urine pour l’analyser en pressant la vessie ou en la vidant avec une seringue, mais l’insertion d’un cathéter peut être nécessaire. Le plus simple est d’apporter un échantillon d’urine vous-même, si vous le pouvez. Des examens complémentaires sont souvent requis : analyses sanguines pour les infections ou insuffisances rénales, échographies ou radiographies pour examiner la vessie. Des traceurs peuvent être injectés pour examiner l’appareil urinaire.

La cystite

Les symptômes :

Le problème le plus fréquent de la vessie et de l’appareil urinaire chez les chats est l’infection. Celle-ci remonte l’urètre jusqu’à la vessie, provoquant une inflammation (cystite). Les femelles ayant l’urètre plus court que les mâles, elles y sont davantage prédisposées. Les parois enflammées de la vessie deviennent alors irritables, c’est pourquoi le chat tente d’uriner même lorsqu’elle est vide. Les parois peuvent aussi saigner. Si le chat n’est pas soigné, l’infection bactérienne risque de se propager vers les uretères qui véhiculent l’urine des reins à la vessie, et d’atteindre ainsi les reins. Cela peut s’avérer fatal.

Le traitement :

La plupart des infections bénignes se traitent aux antibiotiques; il est donc conseillé d’agir rapidement. Afin de réduire tout risque de rechute, suivez le traitement jusqu’au bout même si les symptômes s’estompent. Encouragez votre chat à boire; cela l’aidera à évacuer l’infection de l’appareil urinaire. Vous pouvez par exemple saler un peu plus sa nourriture. Votre vétérinaire saura vous conseiller.

Les calculs :

L’appareil urinaire des chats peut être atteint d’autres maladies plus graves. La maladie féline du bas appareil urinaire (ou syndrome urologique félin) affecte principalement les mâles. Les causes en sont aussi bien bactériologiques que cristaux dans une urine alcaline. L’urine est alors concentrée et les sels y forment un dépôt granuleux de cristaux ou calculs minuscules qui bloquent l’urètre. Celui-ci est particulièrement étroit chez les mâles; si des résidus le bouchent, le chat ne pourra plus uriner. C’est un cas d’urgence médicale.

Les tumeurs :

Des polypes ou des tumeurs à l’entrée de la vessie peuvent provoquer des douleurs lorsque le chat urine. Les tumeurs entraînent souvent des ulcères et des saignements Les obstructions partielles ou complètes de l’appareil urinaire doivent être retirées, mais certaines tumeurs sont incurables. Le traitement peut comporter un régime alimentaire.

La prévention des maladies urinaires

Il est indispensable de garantir à votre chat un accès permanent à l’eau fraîche, surtout si vous le nourrissez d’aliments déshydratés. Bien que la plupart des chats préfèrent s’abreuver à l’extérieur, son bol d’eau doit toujours rester plein. Il existe des aliments pour chats contenant peu de magnésium, ce qui permet d’acidifier l’urine, diminuant ainsi la formation de cristaux. Un chat qui fait habituellement ses besoins à l’extérieur mais qui n’aime pas le froid sera particulièrement exposé aux cystites en hiver. En effet, il aura tendance à laisser sa vessie se surcharger. Dans ce cas, assurez-vous qu’il sort régulièrement ou mettez une litière à sa disposition à l’intérieur. Enfin, sachez qu’un accident ou une chute peut provoquer une rupture de la vessie qui, si elle n’est pas dépistée rapidement, entraîne elle-même de graves problèmes.

Se poser les bonnes questions

  • L’urine comporte-t-elle des traces de sang?
  • Le chat urine-t-il plus fréquemment et en petites quantités?
  • Y a-t-il des taches d’urine ou de sang dans la maison?
  • Le chat choisit-il des endroits inhabituels pour uriner?
  • Semble-t-il perturbé et mal à l’aise?
  • Se lèche-t-il souvent les parties génitales?
  • Avez-vous remarqué du sang?
  • Son pénis est-il souvent visible?
  • Boit-il plus que d’habitude?
  • Est-il léthargique?
  • Manque-t-il d’appétit?
  • S’évanouit-il?

Problèmes de digestions

Vomissements anormaux, diarrhée ou constipation sont généralement les symptômes d’un dysfonctionnement de l’appareil digestif. Les vomissements font partie du système de défense naturel du chat et permettent l’élimination d’aliments nuisibles ou en excès. Il est normal pour certains chats (surtout ceux qui mangent leurs proies) de vomir une à deux fois par semaine. Un chaton peut recracher des vers, signe que son traitement vermifuge a été négligé. Pourtant, une fréquence ou une apparence inhabituelle de vomissement doit attirer votre attention.

Vomissements anormaux

Les obstructions intestinales :

Si votre chat vomit plus fréquemment que d’habitude, s’il recrache du sang coagulé ou s’il perd du poids, il peut souffrir d’une obstruction intestinale ou d’une tumeur. Consultez alors immédiatement un vétérinaire.

Les gastrites :

Plusieurs formes de gastrite peuvent engendrer des crises de vomissements aiguës. Gardez le chat à la maison et donnez-lui de petites quantités d’eau. S’il vomit l’eau, restreignez les prises de liquide pendant huit à douze heures pour permettre à l’estomac de se reposer. Donnez alors une cuillerée à soupe d’eau toutes les trente minutes afin d’éviter la déshydratation et supprimez toute nourriture pendant les huit heures qui suivent la dernière attaque. Reprenez alors l’alimentation par petites quantités. Si le chat continue à vomir, consultez rapidement un vétérinaire.

L’entérite infectieuse :

Les chats et chatons non vaccinés sont exposés à l’entérite infectieuse. Dans les formes les plus aiguës de la maladie, le chat souffre de crises de vomissements graves et fréquentes, de diarrhée et de douleurs abdominales. L’entérite infectieuse est souvent fatale. Elle est aussi très contagieuse. La meilleure prévention reste la vaccination mais, malheureusement, celle-ci n’est pas efficace contre toutes les formes de la maladie.

Ingestion d’objet :

Des vomissements peuvent également survenir après l’ingestion d’un petit objet provoquant un blocage de l’intestin. Radiographies, endoscopie, voire chirurgie, peuvent être prescrits pour localiser et retirer l’objet. Ce problème est toutefois moins fréquent chez les chats que chez les chiens. Il peut arriver au chat de régurgiter sa nourriture avant même qu’elle ait atteint l’estomac et éventuellement de l’ingérer à nouveau. Ce phénomène occasionnel et bénin peut se produire lorsque le chat mange trop vite. Cependant, s’il persiste, demandez conseil à votre vétérinaire.

La diarrhée

Des excréments informes ou liquides peuvent être le symptôme de problèmes alimentaires ou digestifs comme une suralimentation, un changement de régime mal supporté, une nourriture trop riche ou la présence de vers. Certains chatons présentent une intolérance au lactose contenu dans le lait de vache. Un chaton dont la diarrhée dure plus de 48 heures doit être examiné par un vétérinaire, même s’il semble en bonne santé.

Que faire?

Si votre chat subit brusquement une crise de diarrhée, gardez-le à la maison et ne lui donnez aucun aliment solide pendant 24 heures. Approvisionnez-le seulement en eau fraîche. Cette période passée, donnez-lui la moitié d’une ration journalière normale, en augmentant progressivement les quantités si la diarrhée ne réapparaît pas. Si elle persiste ou s’il y a présence de sang dans les selles, consultez immédiatement le vétérinaire.

Le dérèglement hormonal :

Une perte de poids accompagnée d’une diarrhée chronique peut être le symptôme d’un dérèglement hormonal, une hyperactivité de la glande thyroïde, par exemple. Le chat peut alors développer un appétit vorace. Les plus communément touchés sont les chats plus âgés. Votre vétérinaire effectuera un test sanguin afin d’évaluer les taux d’hormones. Dans la plupart des cas, l’ablation de la glande thyroïde constitue une solution efficace. Des excréments noirs et goudronneux peuvent indiquer une hémorragie interne ou une tumeur, à toujours considérer sérieusement. Si possible, apportez un échantillon récent des selles de votre chat pour les faire analyser afin d’aider le vétérinaire dans son diagnostic. Transportez cet échantillon dans un récipient propre, étiqueté, avec le nom du chat, la date et l’heure du prélèvement.

Les allergies alimentaires

De nombreux chats présentent une sensibilité particulière à un aliment (au foie, par exemple), voir à plusieurs. Le lait ne doit pas être considéré comme une boisson susceptible de remplacer l’eau, mais comme un aliment. Si votre chat souffre de diarrhée chronique, supprimez tous les produits laitiers de son alimentation. Vous pourrez diminuer la diarrhée chez un chat connu pour ses allergies à certains aliments en supprimant toute nourriture préparée à la maison et en privilégiant les aliments du commerce de bonne qualité. Votre vétérinaire vous conseillera. En outre, veillez attentivement à ce que votre chat ne mendie pas sa nourriture ailleurs ou ne fouille pas dans les poubelles, ce qui bien évidemment, annulerais l’effet des précautions que vous prenez.

La constipation

Les causes :

La constipation peut avoir des causes extrêmement simples. Une litière souillée, par exemple, peut inciter un chat à retenir ses selles. Or, lorsqu’il les retient, son intestin absorbe le fluide contenu dans les selles, ce qui peut les rendre trop denses pour être évacuées. Par ailleurs, le stress, l’ingestion de boules de poils, la déshydratation, une tumeur ou une obstruction intestinale (due, par exemple à des os de poulet) peuvent être à l’origine de la constipation. Enfin, c’est un phénomène fréquent chez les chats âgés.

Les symptômes :

Les chats constipés rejettent des excréments durs et secs, voire aucun. Après plusieurs efforts, les selles peuvent devenir liquides. Vous serez alerté lorsque vous remarquerez que pendant plusieurs jours, votre chat ne défèque plus ou qu’il essaie en vain. Ne confondez pas cette attitude avec les efforts faits pour uriner en cas de cystite (voir Problème urinaire). Si la constipation dure, le chat risque de s’affaiblir et de se déshydrater progressivement. S’il se met en outre à vomir, emmenez-le chez le vétérinaire.

Le traitement :

Le vétérinaire éliminera la masse décale en administrant au chat un purgatif ou un laxatif, nécessitant peut-être une anesthésie générale. Les substances émollientes ou purgatives (comme le son) peuvent être utiles pour débloquer les selles. Le vétérinaire prescrira un régime pour quelques jours ou bien vous conseillera de composer une alimentation à base de poisson, poulet, son ou d’œufs pas trop cuits. Radiographie, échographie, tests sanguins peuvent être effectués pour déterminer les causes du problème, suivre les évolutions et prescrire le traitement approprié. En fonction des résultats, il est possible que votre chat ait besoin d’un régime alimentaire spécial à vie. Les jeunes chats (2 à 9 ans) présentent couramment un « mégacôlon » (dilatation anormale du gros intestin, accompagnée d’un épaississement de la paroi) qui provoque une retenue des selles. Si un simple traitement par médicaments peut souvent suffire, il est parfois nécessaire de retirer la partie du côlon atteinte.

 

Source : Votre chat (John et Caroline Bower)

maladies hereditaires

 


LES MALADIES DE PEAU

Les Maladies de peau des chats

 

 

  1. Maladies
  2. Maladies de peau
  3. Autres

 

Ces maladies, souvent bénignes, sont d’origine parasitaire, nerveuse ou liées à des perturbations alimentaires. Traitez votre chat pour qu’il retrouve son équilibre. Si votre chat paraît se toiletter plus que d’habitude et régurgite des boules de poils, s’il se gratte, se frotte, et se mordille la peau, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. Il est vrai que certains chats ne se toilettent qu’en privé, si bien que vous pouvez ne pas vous rendre compte qu’il est atteint. En revanche, en le toilettant, vous pouvez être alerté par des plaques, une peau enflammée, irritée ou desquamée.

 

Les symptômes étant souvent identiques, le vétérinaire va inspecter la fourrure et vérifier si des poils sont cassés. Il va prendre en considération d’autres facteurs pour établir son diagnostic : les démangeaisons sont-elles localisées sur les oreilles, les pattes, ou sur l’ensemble du corps? D’autres membres de la maisonnée, hommes ou animaux, présentent-ils les mêmes symptômes? Un changement récent dans l’alimentation du chat et dans son environnement, ou un nouveau produit de nettoyage, peut aussi être la cause de ces troubles. Il existe des traitements efficaces.

 

Allergies

Il est fréquent que les démangeaisons soient dues à une allergie. Le réflexe du chat est de lécher et de mordiller les zones atteintes, ce qui ne fait qu’empirer la situation car elles s’enflamment davantage. Le chat peut être allergique à des substances inhalées, telles que la poussière ou certains produits alimentaires; il peut également être allergique aux piqûres de puces ou à des colliers anti-puces. Il faut dès lors effectuer des test sanguins et utiliser des produits hypoallergéniques. Le traitement va dépendre du type d’allergie dont le chat est atteint et peut nécessiter la prescription d’anti-inflammatoires, d’antihistaminiques ou encore de revoir son alimentation.

 

Eczéma

Les eczémas et les dermites nerveuses sont assez fréquents chez les chats. La sédentarité, le régime alimentaire, des perturbations hormonales et l’hérédité sont des causes possible. L’obésité et la castration accentuent les risques. En appartement, le chat de compagnie est souvent trop nourri et se dépense peu. L’élimination des toxines est alors insuffisante. Le signe principal de d’eczéma est le prurit (souvent sur le dos). Le poil est rare, la peau devient sèche et rougeâtre. En se léchant, le chat augmente le mal, qui va se répandre. Le traitement est le même qu’en cas d’allergie.

 

Le poil terne

Carence alimentaire : Si le pelage est terne, cela peut être un symptôme de maladie, souvent associée à une perte d’appétit, de poids ou à l’apparition de vomissements. Mais il arrive que le pelage terne soit le seul symptôme. Dans la plupart des cas, la cause est une carence alimentaire qui peut être corrigée par des compléments nutritionnels que vous conseillera votre vétérinaire.

Chat âgé : Dans le cas des chats âgés, le poil terne peut être le signe de suractivité de la thyroïde, en particulier si l’animal mange beaucoup. Un test sanguin confirmera rapidement le diagnostic.

 

Autre cause : Le pelage terne peut être le symptôme de problèmes de la dentition ou de gencives. Le chat est dans l’incapacité de faire sa toilette, ce qui rend son poil sale et terne. S’il montre des signes de douleurs dans la bouche, ou s’il perd ses dents, emmenez-le chez votre vétérinaire. En toilettant votre chat, vérifiez toujours la région anale, car des poils collés autour de l’anus sont le signe d’une diarrhée importante ou d’un problème génital qui cause des irritations douloureuses. Démêlez les poils collés avec un peigne et nettoyez la peau à l’aide d’un coton trempé dans de l’eau tiède; puis séchez et appliquez sur la zone une crème protectrice. Dans tous ces cas, il est nécessaire de consulter votre vétérinaire.

 

La perte des poils

Mue saisonnière : Les chats d’appartement qui ne subissent pas de changement important de température perdent leurs poils toute l’année; c’est pourquoi ils se toilettent constamment. Les chats qui vivent à la campagne ou encore certaines races sont sujets à une mue saisonnière, qui s’effectue en général au printemps.

 

Choc émotionnel : Parfois, la chute de poils survient à la suite d’un choc émotionnel comme l’arrivée d’un nouveau chat ou d’un chien dans la maison, ou encore du fait d’une maladie ou d’une blessure. Les symptômes peuvent survenir plusieurs semaines après l’événement qui les a déclenchés et l’on ne fait pas toujours le lien avec la cause réelle. Il arrive qu’une femelle perde ses poils lors de la gestation ou de l’allaitement. Si votre chat se toilette souvent et que vous n’en trouvez pas la raison, il faut consulter votre vétérinaire qui recherchera éventuellement une cause comportementale.

 

Les mycoses

Ce sont des champignons transmissibles au chien et à l’homme, très courants chez les chatons et les races de chats à poil long. Ils causent des lésions importantes de la peau. Il faut donc traiter votre chat rapidement.

 

Les teignes

C’est un champignon qui atteint la robe du chat en formant des taches pelées, essentiellement localisées sur la tête, les oreilles, les pattes et le dos. On trouve des pellicules dans la fourrure du chat. La lumière ultraviolette émise par la lampe de Wood confirme le diagnostic, car le champignon est fluorescent. Le vétérinaire peut aussi prélever, pour les examiner au microscope, des poils et de petits lambeaux de peau contaminée. Le traitement s’effectue à l’aide de lotion fongicide, de crèmes ou de comprimés. Plusieurs mois sont nécessaires pour débarrasser votre chat de ces champignons. Il faut vérifier soigneusement que les autres animaux de la maison ne sont pas atteints car il faudra les traiter également. Désinfectez les écuelles et les paniers. Portez des gants pour traiter votre chat et ne laissez pas vos enfants jouer avec lui avant qu’il ne soit complètement guéri.

 

 

Source : Votre chat (John et Caroline Bower)

Mon chat a une boule

Mon chat a une boule, une masse sous la peau

Néoplasies de la peau

chat

Vous avez remarqué une boule sous la peau de votre chat. Ces masses/boules doivent être observées par votre vétérinaire. Hormis les deux cas où la nature de la masse est facilement identifiable, il faudra effectuer un prélèvement.

 

VOUS AVEZ REMARQUÉ UNE BOULE (MASSE) SOUS LA PEAU DE VOTRE CHAT, À QUOI EST-CE DÛ ?

Il très difficile pour les vétérinaires de déterminer la nature d’une boule ou d’une masse simplement en l’observant.

Cependant, il existe deux types de masses qui peuvent être facilement diagnostiquées :

1) Les kystes sébacés

2) Ces kystes sont de petite taille et ressemblent à des verrues. Ils sont souvent dus à la vieillesse.

3) Les abcès dus à une blessure

Ces masses (abcès) sont le résultat d’une blessure qui s’est infectée.
L’infection est sous-cutanée et fait gonfler la peau. On peut remarquer également la présence d’une croûte mais aussi, on peut sentir une chaleur au toucher.
Ce type d’abcès est douloureux pour le chat.

Hormis ces deux types de masses, il n’y a pas d’autres choix que celui de faire de prélèvement.

 

QUE VA FAIRE LE VÉTÉRINAIRE POUR IDENTIFIER LA NATURE DE CETTE BOULE SOUS-CUTANÉE ?

Il existe deux grandes sortes de prélèvements

 

La cytoponction à aiguille fine

On va utiliser une seringue et une aiguille afin de soustraire quelques cellules de la boule.
Ce prélèvement va ensuite être observé au microscope. Certains vétérinaires établissent leur diagnostic eux-même après observation au microscope, d’autres enverront ce prélèvement au laboratoire pour s’assurer du diagnostic. Il est aussi possible que le vétérinaire fasse les deux.

On obtient alors une réponse sur la nature de cette masse dans 75 % des cas.

Ce taux de réponse est plus important avec une biopsie, mais la pratique d’une biopsie est également plus coûteuse et le résultat est plus lent à obtenir.

La biopsie

On va soustraire un prélèvement plus important que celui de la cytoponction.
Pour ce faire, le vétérinaire va utiliser une très grosse aiguille, un outil de prélèvement appelé punch à biopsie ou pratiquer une légère chirurgie.

On obtient une réponse dans 95 % des cas.
La biopsie donne également certains détails, notamment dans le cas de tumeurs malignes, qui sont impossibles à obtenir avec une cytologie.

QUE FAIRE SI LE VÉTÉRINAIRE RECOMMANDE DE SIMPLEMENT OBSERVER QUE LA MASSE NE GROSSISSE PAS ?

Il se peut que votre vétérinaire n’effectue pas de prélèvement mais vous recommande d’observer la masse de votre chat afin de s’assurer que celle-ci ne grossisse pas.

Que devez-vous alors faire ?

Il faut que vous demandiez tout de même qu’un prélèvement soit effectué.

En effet, il est mieux de savoir la nature de la masse au plus vite que de se rendre compte trop tard quand celle-ci a déjà commencé à grossir.
Cela en va de la santé de votre chat.
De plus, déterminer la nature de cette masse va permettre d’un traitement adapté.

 

Trois types de traitements seront alors possibles

La masse va simplement être observée
La masse va être enlevée
La masse va être enlevée après avoir été observée par un vétérinaire spécialiste (chirurgien ou oncologiste), qui va maximaliser les chances de réussite du traitement.


Mon chat a une boule, une masse sous la peau

Mon chat a une boule, une masse sous la peau

(Néoplasies de la peau)

 

Vous avez remarqué une boule sous la peau de votre chat. Ces masses/boules doivent être observées par votre vétérinaire. Hormis les deux cas où la nature de la masse est facilement identifiable, il faudra effectuer un prélèvement.

 

VOUS AVEZ REMARQUÉ UNE BOULE (MASSE) SOUS LA PEAU DE VOTRE CHAT, À QUOI EST-CE DÛ ?

Il très difficile pour les vétérinaires de déterminer la nature d’une boule ou d’une masse simplement en l’observant.

Cependant, il existe deux types de masses qui peuvent être facilement diagnostiquées :

 

Les kystes sébacés

Ces kystes sont de petite taille et ressemblent à des verrues. Ils sont souvent dus à la vieillesse.

Les abcès dus à une blessure

Ces masses (abcès) sont le résultat d’une blessure qui s’est infectée.
L’infection est sous-cutanée et fait gonfler la peau. On peut remarquer également la présence d’une croûte mais aussi, on peut sentir une chaleur au toucher.
Ce type d’abcès est douloureux pour le chat.

Hormis ces deux types de masses, il n’y a pas d’autres choix que celui de faire de prélèvement.

 

QUE VA FAIRE LE VÉTÉRINAIRE POUR IDENTIFIER LA NATURE DE CETTE BOULE SOUS-CUTANÉE ?

Il existe deux grandes sortes de prélèvements

La cyto-ponction à aiguille fine

On va utiliser une seringue et une aiguille afin de soustraire quelques cellules de la boule.
Ce prélèvement va ensuite être observé au microscope. Certains vétérinaires établissent leur diagnostic eux-même après observation au microscope, d’autres enverront ce prélèvement au laboratoire pour s’assurer du diagnostic. Il est aussi possible que le vétérinaire fasse les deux.

On obtient alors une réponse sur la nature de cette masse dans 75 % des cas.

Ce taux de réponse est plus important avec une biopsie, mais la pratique d’une biopsie est également plus coûteuse et le résultat est plus lent à obtenir.

La biopsie

On va soustraire un prélèvement plus important que celui de la cytoponction.
Pour ce faire, le vétérinaire va utiliser une très grosse aiguille, un outil de prélèvement appelé punch à biopsie ou pratiquer une légère chirurgie.

On obtient une réponse dans 95 % des cas.
La biopsie donne également certains détails, notamment dans le cas de tumeurs malignes, qui sont impossibles à obtenir avec une cytologie.

QUE FAIRE SI LE VETERINAIRE RECOMMANDE DE SIMPLEMENT OBSERVER QUE LA MASSE NE GROSSISSE PAS ?

Il se peut que votre vétérinaire n’effectue pas de prélèvement mais vous recommande d’observer la masse de votre chat afin de s’assurer que celle-ci ne grossisse pas.

Que devez-vous alors faire ?

Il faut que vous demandiez tout de même qu’un prélèvement soit effectué.

En effet, il est mieux de savoir la nature de la masse au plus vite que de se rendre compte trop tard quand celle-ci a déjà commencé à grossir.
Cela en va de la santé de votre chat.
De plus, déterminer la nature de cette masse va permettre d’un traitement adapté.

Trois types de traitements seront alors possibles

La masse va simplement être observée
La masse va être enlevée
La masse va être enlevée après avoir été observée par un vétérinaire spécialiste (chirurgien ou oncologiste), qui va maximaliser les chances de réussite du traitement.


VIEILLISSEMENT DU CHAT

chat agé

 LA VIEILLESSE DU CHAT

Mon chat vieillit , que faire ?

Il a soufflé ses 15 bougies et n’a plus sa forme d’avant ? Les conseils d’Anne-Claire Gagnon, vétérinaire, pour qu’il passe ce cap en douceur.

 

A quel moment un chat entre t-il dans le troisième âge ?

Disons que généralement, vers 14 ans, il prend un coup de vieux. Son activité diminue. Il dort davantage. Cette baisse d’entrain s’explique par l’appauvrissement de ses facultés physiques. Sa vision devient floue, son odorat s’émousse. Il lui reste pourtant pas mal d’années devant lui. Bien nourri et bien soigné, il peut vivre en bonne santé dix-neuf ou vingt ans, voire davantage.

 

Quand faut-il s’inquiéter ?

Il faut observer son animal et surtout ne pas être fataliste en pensant : Il vieillit, c’est ainsi ! » Un changement de comportement cache souvent un problème de santé et doit amener à consulter.

Aujourd’hui, nous disposons de moyens de dépistage et de médicament s efficaces, surtout si la maladie est décelée au plus tôt. A partir de l’âge de 7 ou 8 ans, même s’il a l’air en pleine forme, le chat entre dans la catégorie « senior » et, tout comme pour nous autour de la cinquantaine, un check-up est conseillé. Il permet de détecter des dysfonctionnements avant que la maladie ne s’installe. Par la suite, une visite de contrôle annuelle est préférable.

 

Comment l’aider à bien vieillir ?

En respectant trois règles : à son âge, le laisser vivre à son rythme (plus lent) et lui prodiguer les soins nécessaires à sa dignité. Le chat a une façon de vieillir très stoïque, silencieuse et sans plainte. Même très âgé, il est d’une élégance incroyable. La propreté reste capitale pour lui et certaines pathologies comme l’arthrose peuvent l’entraver dans sa toilette. Il n’arrive plus alors à se lécher partout et prend un air négligé. A vous de l’aider en brossant doucement son poil, en inspectant ses yeux et ses oreilles, en égalisant ses griffes qu’il n’use plus. Vous pouvez également aménager son environnement en découpant un bord de sa litière afin qu’il y entre aisément, en installant des paliers pour qu’il continue à profiter de ses observatoires favoris. Il faut être vigilant à son contexte affectif. Tout changement dans sa vie, comme la disparition d’un vieux compère, votre deuxième chat ou même votre chien, peut déclencher une dépression. L’arrivée d’un petit nouveau plein d’énergie n’arrangera rien. Mieux vaut adopter un adulte plus calme sous réserve que leurs caractères soient compatibles.

 

De quel type d’alimentation a-t-il besoin ?

Passé 10 ans, ses besoins énergétiques diminuent d’environ 20%. Sa ration quotidienne doit comporter moins de viande et davantage de légumes. Après 15 ans, son transit intestinal se ralentit. Les reins et le foie se fragilisent. Il existe des aliments adaptés au troisième ou au quatrième âge avec un taux de phosphore bas et des antioxydants qui couvrent les besoins physiologiques et atténuent l’assaut des maladies dues à l’âge. Donner pour moitié des croquettes et des aliments humides (pâtées) peut être intéressant : le vieux chat oublie parfois de boire.

 

Comment déceler la douleur et y faire face ?

Là encore, il faut être attentif. S’il souffre, il peut éviter certains mouvements ou tenter de vous mordre lorsque vous touchez la partie concernée. Aujourd’hui, nous avons les moyens et le devoir de lui éviter toute souffrance. On peut envisager des traitements de longue durée grâce aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (sans cortisone) qui permettent d’alléger les douleurs chroniques. Certains compléments alimentaires peuvent apporter un certain confort. Enfin, des médicaments à base de morphine sont parfois prescrits en cas de douleur intense.

 

Faut-il l’aider à partir ?

Incontestablement. Il y a un moment où l’on sent qu’il est prêt, quand il perd sa dignité, qu’il ne peut plus se lever pour faire ses besoins ou lorsqu’il est atteint d’une maladie incurable et qu’il souffre trop. La décision est difficile, mais c’est le dernier témoignage d’amour qu’on peut lui adresser.

 

Les maladies liées à l’âge

L’insuffisance rénale chronique et autres troubles urinaires qui fragilisent les reins font partie des maladies les plus fréquentes. Mobilisez-vous dès qu’il se met à boire beaucoup, c’est le symptôme !

L’arthrose, le diabète, l’hyperthyroïdie, les cancers, les maladies parodontales (atteintes concernant les tissus de soutien de la dent) dues à la formation de tartre sont également courantes. Il faut aussi surveiller les pathologies inflammatoires du tube digestif. Elles se traduisent, entre autres, par une constipation ou des selles sèches qui réjouissent souvent le maître ou la maîtresse car elles ne dégagent pas d’odeur. Du coup, il n’imagine pas que c’est le signe d’un malaise.

 

 

 

Source Femina – Reportage Danièle Boone

 


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