Au secours, mon chat est insomniaque

Du quart d'heure de folie…

Beaucoup de chats, le soir venu, ont leur petite crise de folie : durant une quinzaine de minutes en moyenne, ils courent très vite en tous sens, grimpent au mur ou le long des rideaux, dérapent, miaulent, grondent, sautent sur vos genoux comme prêts à vous griffer… puis s’interrompent subitement comme si de rien n’était. Ce « quart d’heure africain » comme on le surnomme parfois est en réalité une crise d’activité. En quelques minutes, le chat trop sédentaire va ainsi concentrer toutes la dépense énergétique dont il n’a pas bénéficié au cours de sa journée. Ce phénomène se produit rarement en plein jour, mais, plus naturellement, au crépuscule, à l’aube, voire au beau milieu de la nuit, moments où le besoin d’activité du chat touche à son paroxysme.

 

À la nuit blanche

Un quart d’heure, ça va, toute une nuit bonjour les dégâts. Insomnies, manque de concentration, fatigue, irritabilité : depuis que votre félin favori a décidé de vous garder éveillé toutes les nuits, votre vie avec lui est devenue un enfer. Tandis que vous cherchez désespérément le sommeil, l’animal s’amuse à sauter sur vos doigts de pied au moindre mouvement sous la couette, ronronne lourdement au creux de votre oreille et vous griffe amoureusement le visage lorsqu’il se sent trop délaissé. S’il n’a pas accès à votre lit, ni même à votre chambre, c’est alors par le bruit qu’il cherchera par tous les moyens à attirer votre attention. Coups de griffe contre la porte, miaulements incessants, objets qui tombent à grand fracas : quand M. Chat décide de se faire entendre, il sait comment s’y prendre, contrairement à vous. Car, il faut bien l’avouer, plus vous essayez de le réprimander, plus il s’en donne à cœur joie. Vous avez beau le chasser rageusement de la main, le gronder, voire faire voler votre savate à travers la pièce, minou continue de plus belle, ayant finalement obtenu ce qu’il voulait : vous réveiller !

 

Quelles solutions ?

La première des mesures à prendre est celle de l’indifférence. Montrez-vous plus têtu que votre chat et, même si la colère vous démange, ne réagissez pas. Seule votre absence de réaction démontrera au chat que ses efforts sont vains… et lui donneront peut-être envie d’y renoncer. Quinze jours de ce régime boudeur devraient le mettre sur la piste. À ce premier palliatif, il faut bien sûr ajouter des solutions plus ciblées. Le but : augmenter l’activité diurne de l’animal de manière à lui donner envie de se reposer un peu la nuit. L’accueil d’un nouveau compagnon de jeu, comme un chien ou un autre chat, s’avère souvent une solution efficace, mais pas toujours envisageable. Et si minou, n’a guère la chance de pouvoir se divertir avec un autre animal, c’est à votre imagination qu’il va falloir faire appel pour l’amuser et l’obliger à se dépenser. L’idée ? Transformer son espace de vie en minijungle pleine de surprises et de chausse-trappes. Mobiles, balles, plumes, croquettes dissimulées : aménagez et renouvelez régulièrement le décor pour aider votre animal à évoluer dans un environnement où il se sent sollicité. Et n’oubliez pas caresses et câlins qui valent, pour lui, tous les jouets du monde…

 

SOS insomnie

Si l’agitation nocturne s’explique le plus souvent par un manque d’activité, elle peut cependant révéler un trouble plus insidieux et plus profond. Stress, angoisse, malaise général… Envisagez toutes les causes et ne négligez aucune piste. Le cas échéant, n’hésitez pas à aborder le sujet avec votre vétérinaire.

 

 

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