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L’insuffisance rénale du chat

L’insuffisance rénale

chaton persan

L’insuffisance rénale est une défaillance des fonctions rénales. Le rein ne peut accomplir sa fonction d’élimination des déchets (toxines) produits par l’organisme.

“L’insuffisance rénale peut survenir de deux façons

– de manière aiguë, le rein ne peut soudainement plus assurer l’élimination des toxines. Les symptômes apparaissent brutalement et le mal est souvent réversible : le chat est abattu et mange peu ou plus du tout et présente souvent des vomissements et de la diarrhée.

L’insuffisance rénale aiguë peut apparaître suite à une lésion majeure du rein qui le rend incapable de fonctionner normalement. Le rein peut aussi être gêné dans son fonctionnement par des calculs situés dans la vessie ou dans l’urètre bloquant l’émission d’urine.

Le traitement

Le traitement repose notamment sur la mise en place de perfusions qui permettent de soutenir l’organisme et d’éliminer les toxines accumulées dans le sang.

– de manière chronique, le rein est détruit progressivement et de manière irréversible. Les perturbations sont perceptibles seulement à un stade déjà avancé de la maladie. Le chat boit et urine généralement beaucoup. Ces symptômes sont souvent accompagnés de vomissements, de diarrhée, de fatigue et le chat mange moins ou plus du tout. Il est souvent maigre et déshydraté et peut avoir des ulcères dans la bouche.”

Comment peut apparaître cette maladie ?

Cette maladie peut apparaître suite à une infection rénale, lors de lésion du rein, lors de problèmes urinaires répétés ou lors de cancers du rein.
Même si une partie du ou des reins est détruite l’est de façon irréversible, le traitement est possible et les chats peuvent vivre des années avec un traitement approprié. Le traitement va dépendre de la gravité des symptômes et est basé principalement sur une alimentation adaptée.


Prendre soin des yeux du chat

PRENDRE SOIN DES YEUX DU CHAT

Vétérinaire

Prendre soin des yeux de son chat est primordial. Les yeux et tout ce qui est en périphérie ou annexe (paupières, membrane nictitante, etc…) peuvent être le siège d’affections. Les plus courantes et les moins graves, si l’on peut dire, sont les conjonctivites et les blépharites. Les conjonctivites sont une irritation autour du globe oculaire. Les blépharites sont une inflammation au niveau des paupières. Ces inflammations sont considérées comme banales, mais non soignées peuvent dégénérer rapidement.

Lors de ces affections on constate souvent une rougeur de l’œil (due à l’irritation) et parfois aussi d’un écoulement relativement liquide comme des larmes, ou plus épais gluant et blanchâtre, ou même de pus en cas d’infection bactérienne. Il est souvent difficile aux propriétaires d’animaux de faire la différence entre du pus et du mucus… Il ne faudra donc jamais négliger un larmoiement des yeux, liquide ou non.

Sauf en cas virus, on peut limiter ces risques en nettoyant régulièrement l’œil et les paupières. Cette action a pour but d’éliminer les impuretés accumulées dans l’œil durant la promenade par exemple (poussière, brins d’herbe, etc…). Le nettoyage des yeux est essentiel pour les sécrétions qui encombrent notamment le coin de l’œil et les résidus de larmoiements avant toute application d’un collyre ou pommade ophtalmique.

IFrameA noter :

Chez les chats et les chiens avec un museau court et renfrogné, tel que le persan ou les boxers par exemple, ils ont tendance à présenter davantage d’écoulement larmoyant qui, si l’on n’y prend garde va vite s’agglutiner au coin de l’œil et leur occasionner un gêne non négligeable et salir le contour de l’œil. Cela se voit très vite chez les animaux au pelage clair, et si les yeux ne sont pas nettoyés quasi-quotidiennement, vous verrez apparaître une trace brunâtre inesthétique. Par ailleurs pour les animaux à poils longs, il est fréquent que les yeux soient irrités par le frottement constant des poils ; ce qui, à longue génère une forme d’irritation avec ou sans larmoiement. Pour eux, il est recommandé de nettoyer et d’irriguer régulièrement l’œil avec une solution oculaire.

La présence des larmes a un double rôle : Humidifier l’œil et le protéger. Ces larmes, comme chez les humains, s’écoulent ensuite dans le nez via les canaux lacrymaux situés dans le coin interne des yeux. Chez la plupart des races, les canaux sont droits et les larmes s’évacuent aisément. En revanche, ces canaux présentent une forme courbe ou écrasée chez d’autres (persans, carlins…). Quand ils se bouchent, les larmes s’écoulent alors vers l’extérieur de l’œil laissant apparaître les traces évoquées ci-dessus.

Je pense que vous comprenez mieux pourquoi les yeux, comme les paupières, doivent recevoir des soins réguliers avec le produit le mieux adapté que vous conseillera votre vétérinaire ou, à défaut (dans l’urgence) votre pharmacien.

Comment procéder au nettoyage des yeux ?

On doit exclusivement utiliser un produit oculaire adapté aux animaux.

Ne jamais utiliser de solutions oculaires destinées aux humains (question de PH entre autres). De plus le produit retenu (quand ce n’est pas le vétérinaire qui le conseille) doit, non seulement, avoir un pouvoir nettoyant, il ne doit être antiseptique et non irritant.

Ce produit pourra être utilisé pour un lavage de l’œil (quelques gouttes dans l’œil suffisent) ou en compresse. Pour les compresses toujours utiliser de la gaze (bien imbiber la gaze et laisser en place 2 ou 3 minutes –une fois ramollies les sécrétions s’enlèveront facilement) car des fibres du coton pourraient se déposer sur l’œil… générant bien évidemment une irritation supplémentaire (ou l’aggraver) ou de la gêne.

Pourquoi un vétérinaire conseille d’utiliser une solution oculaire adaptée à votre chat ou à votre chien : D’une part pour une question du PH des larmes. D’autre part parce qu’elle contient un antiseptique capable d’éliminer la présence de bactéries.

Ha oui, les vétérinaires déconseillent dans la plupart des cas d’utiliser de l’eau, même bouillie, car elle ne peut agir en osmose avec les larmes, le PH peut différer risquant d’aggraver la situation… J’ai découvert cela depuis peu… non pas pour un de mes chats, mais pour mon petit-fils suite à une allergie… Le véto m’a confirmé que c’était pareil pour les animaux… Et l’eau, même bouillie (donc à nos yeux débarrassée de certaines impuretés), ne contient de produit antiseptique.


Comment pouvoir déceler la douleur chez le chat et savoir la gérer

Déceler la douleur chez le chat

Déceler la douleur chez le chat  est parfois un véritable chalenge !  En effet cette espèce a la particularité de bien cacher sa souffrance et la gestion de la douleur chez le chat a été bien souvent ignorée.

Mais la douleur existe chez le chat comme pour d’autres espèces, et il est vrai que le chat l’exprime certainement d’une façon différente par rapport au chien ou l’homme.

 Mais au fond qu’est-ce que la douleur ?

La douleur est une sensation désagréable qui se développe suite à des stimulations des terminaisons nerveuses spécialisées que l’on appelle les récepteurs de la douleur.

On trouve les récepteurs de douleur dans tous les tissus : la peau , les parois des artères,au niveau de la  plèvre ( thorax) ,les organes abdominaux ,l’œil, au niveau du  système  nerveux central ( cerveau et moelle épinière)  et ces récepteurs peuvent être stimulés par des stimulus externe tels que : le froid ,la chaleur, les coups, les  blessures ,les  fractures ,des substances chimiques,…

Lorsqu’une région  du corps est endommagée ou  enflammée, le corps produit des substances   chimiques qui stimulent ces récepteurs de la douleur : ces substances sont la sérotonine, l’histamine, des prostaglandines et divers enzymes.

Ce sont ces médiateurs de l’inflammation qui sont responsables de ces stimulations de ces récepteurs de la douleur et une fois que ces récepteurs de la douleur sont stimulées, ils  transmettent une information au niveau du système nerveux central (cerveau)

Il semble qu’il y ait des espèces qui soient  plus sensibles  à la douleur.

Le chat semble être un animal qui est plus résistant par  rapport aux chiens et  supportent un seuil de douleur plus élevée.

Il est vrai qu’en médecine vétérinaire il est difficile d’évaluer le degré douleur car malheureusement nos animaux de compagnie ne nous  parlent pas. Mais par certaines observations on peut évaluer le degré de la  douleur.

Il a été mis en place des grilles d’évaluation de la douleur pour l’homme, mais pour le chat, à ma connaissance, il n’existe pas de telle  grille d’évaluation homologuée par la profession vétérinaire.

Quelles sont les signes de la douleur chez le chat ?

C’est VOUS, propriétaire de chat, qui est le mieux placé  pour déceler si votre compagnon a de la  douleur.

Comment ?

Par l’observation des  changements du comportement de votre  chat.

Un chat qui souffre aura les comportements et signes suivants :

Évite les personnes, va se cacher, va s’isoler

Peut avoir un comportement agressif (ce qui n’est pas son habitude), nerveux

Changements dans sa démarche, ses habitudes : boiterie, difficulté pour  se relever, raideur, ne saute plus sur sa position d’observation (ex : arbre à chats, appui de fenêtre,..)

Chat qui ne se toilette plus (poils ébouriffés, présence de nœuds,…) peut également aussi indiquer qu’il a présence de douleurs liées à l’arthrose du  chat par exemple.

Vocalisation anormale : miaulement inhabituel, gémissement, plus de  ronronnement

Malpropreté, difficulté pour aller à sa litière sont également des  signes qui peuvent  indiquer un problème douloureux tel que cystite ou dysurie   c’est-à-dire difficultés d’uriner (présence de calculs )

Perte d’appétit  voir ne mange plus (anorexie)

Augmentation de la fréquence respiratoire et  du rythme cardiaque.

Comme vous aimez  votre chat, vous allez très vite vous rendre compte de tous ces changements et aller consulter votre vétérinaire traitant.


L’Hyperthyroidïe

L’hyperthyroïdie

L'hyperthyroïdie du chatJolie Demoiselle Du Royaume Princier

Est le trouble endocrinien (hormonal) le plus fréquent chez les chats. Elle provoque de nombreux symptômes résultant de la surproduction d’hormone thyroïdienne par la thyroïde.

Qu’est-ce que la thyroïde ?

La thyroïde est une glande formée de deux lobes, de chaque côté de la trachée, dans le cou. Les deux types hormones produites (T3 et T4) interviennent dans le métabolisme de base (système qui brûle les calories en fonction de l’activité physique) et la régulation de la température du corps.

Origine

L’hyperthyroïdie est définie par la sécrétion d’une trop grande quantité d’hormones thyroïdiennes. Cet emballement provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes : tout fonctionne « trop » et trop vite. Dans la très grande majorité des cas (99%) la cause de cette hypersécrétion s’explique par la présence de nodules bénins (non cancéreux) sur les glandes thyroïdes. Ces amas de cellules anormales sont des adénomes. Dans 1 à 2% des cas l’hyperthyroïdie est due à une tumeur maligne (cancer).
L’hyperthyroïdie est définie par la sécrétion d’une trop grande quantité d’hormones thyroïdiennes. Cet emballement provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes : tout fonctionne « trop » et trop vite. Dans la très grande majorité des cas (99%) la cause de cette hypersécrétion s’explique par la présence de nodules bénins (non cancéreux) sur les glandes thyroïdes. Ces amas de cellules anormales sont des adénomes. Dans 1 à 2% des cas l’hyperthyroïdie est due à une tumeur maligne (cancer).

Les symptômes

Les symptômes sont très variables. Les signes les plus courants sont la perte de poids (90% des cas), une augmentation de la prise alimentaire dans plus de la moitié des cas, des vomissements, de la diarrhée, une consommation accrue d’eau, une augmentation de l’activité, des changements de comportement, de la nervosité. Le pelage devient terne, des pertes de poils sont possibles. En fin d’évolution de la maladie le chat est en général très abattu, prostré et très maigre. Le chat hyperthyroïdien a souvent une fréquence cardiaque augmentée et peut présenter des anomalies cardiaques (cardiomyopathie hypertrophique, maladie du muscle cardiaque).

Le diagnostic

Normalement la glande thyroïde chez les chats n’est pas palpable. En cas d’hyperthyroïdie, la glande devient généralement assez grosse pour être palpable. Une prise de sang est effectuée par votre vétérinaire. Un taux élevé de T4 signe une hyperthyroïdie. Une fois le diagnostic établi, d’autres examens complémentaires seront proposés par votre vétérinaire afin de rechercher les éventuelles complications de cette hyperthyroïdie.

Le traitement

Il existe actuellement trois façons de traiter l’hyperthyroïdie chez le chat : le traitement médical, le traitement par l’iode radioactif et l’ablation chirurgicale de la glande.

Le plus fréquent est le traitement médical avec un antihyperthyroïdien (thiamazole) qui bloque la synthèse des hormones thyroïdiennes. L’avantage est qu’il ne nécessite aucune chirurgie, ni d’hospitalisation. L’inconvénient est qu’il ne guérit pas de la maladie et il doit se donner à vie. Des effets secondaires tels que de la léthargie, des vomissements, des démangeaisons au niveau du cou et de la tête surviennent chez environ 15% des chats. Ces effets secondaires apparaissent habituellement dans les 3 premiers mois de traitement et peuvent être réduits en commençant le traitement par de faibles doses, et en augmentant progressivement la dose. Des analyses sanguines de contrôle sont effectuées tous les 3 à 6 mois.

La chirurgie guérit à condition que tout le tissu anormal soit enlevé. Une échographie ou une scintigraphie sont effectuées pour identifier l’emplacement du tissu anormal. La chirurgie n’est pas souvent recommandée car elle nécessite une grande expérience du chirurgien. Il s’agit d’une opération délicate car les glandes parathyroïdes et des nerfs sont très proches dans cette région.

L’autre solution consiste à irradier la glande thyroïde avec de l’iode radioactif. Cette solution est définitive dans 90% des cas. Très peu de cliniques vétérinaires sont équipées pour cette intervention. Il s’agit par ailleurs d’une intervention onéreuse et une quarantaine du chat est obligatoire (urine et selles radioactives).

Après stabilisation médicale le pronostic est très bon. Le chat peut vivre de nombreuses années, en bonne santé.


Le complexe Fibrosarcome

LE COMPLEXE FIBROSARCOME

Ivresse D’Amour Du Royaume Princier

Le complexe fibrosarcome félin, plus souvent appelé « fibrosarcomes » sont des tumeurs très agressives se développant dans le tissu sous-cutané. Il s’agit de l’une des tumeurs les plus fréquente chez le chat.

On en entend parler plus fréquemment ces dernières années, depuis que les vaccins ont été mis en cause.

Etiologie

La cause de ces tumeurs n’est pas définie à 100 %, comme souvent dans les cas de cancers.

Des prédispositions génétiques jouent un rôle, ainsi que toutes les agressions cutanées (morsures, vaccins, blessures, …). La mise en cause des vaccins a soulevé de nombreux débats !

Les adjuvants présents dans certains vaccins ont été pointés du doigt, cependant, des vaccins sans adjuvants ont également donnés des cas de fibrosarcome (moindre toutefois). Les tissus adipeux (entre les épaules par exemple) en favorisent l’apparition.

Aucune prédisposition raciale ou sexuelle n’a été relevée, les chats âgés sont les plus touchés (avec un pic à 11 ans).

Symptômes

Les tumeurs se présentent comme des boules dures, grossissant rapidement. Sans une réaction rapide de la part du propriétaire, la tumeur peut prendre un volume impressionnant et devenir douloureuse.

Elles peuvent se trouver partout sur le corps du chat, mais en majorité entre les épaules et autour du cou puis sur les flancs et le thorax, le dos….

Traitement

Le traitement consiste en l’ablation la plus précoce et large possible de la tumeur, suivi éventuellement d’une radiothérapie.

Des traitements complémentaires sont encore à l’étude car actuellement, les risques de récidives sont extrêmement élevés (environ 80 % selon certaines sources) la tumeur réapparaissant souvent dans les mois suivant l’opération. La combinaison de la chirurgie et de la radiothérapie permettrait de faire tomber le risque de récidive jusqu’à 30 %.

Prévention

Différentes recommandations sont émises pour diminuer les risques : utilisation de vaccins sans adjuvants, variations des zones d’injection, privilégier les administrations de médicaments par voie orale.

Par ailleurs, l’injection dans les pattes ou le haut de la cuisse étaient recommandés par certains vétérinaires, car en présence d’une tumeur, on pouvait plus facilement en venir à bout en … amputant le chat ! Des études sont actuellement en cours afin de tester l’efficacité de la vaccination dans la queue, pauvre en tissus adipeux et surtout moins dommageable que la patte ! La solution reste toutefois loin d’être parfaite !

Les vétérinaires sont tous d’accord pour dire que les avantages de la vaccination restent toujours largement au dessus de ses risques. Les morts de typhus ou de coryza sont nettement plus nombreux que les chats morts d’une tumeur. Certains sources avancent que sa prévalence ne serait que de 0,003 % de la population féline…

 

 

 

 

Sources : Thèse “LE COMPLEXE FIBROSARCOME FELIN : POTENTIEL D’IMPLICATION DES INJECTIONS VACCINALES ADJUVEES, NON ADJUVEES. ETUDE PRELIMINAIRE DE DEUX VACCINS.” de Thomas, Jean-Michel PERROT

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