DES EXHAUSTEURS DE GOÛT TOXIQUES…

Lorsque vous voyez un emballage d’aliments pour chiens ou chats, les premières choses qui vous sautent aux yeux sont des légumes variés aux couleurs vives et d’appétissants morceaux de viande. En toute logique, vous imaginez que le contenu correspond à ce qui figure sur le contenant.

Les spécialistes du marketing sont des pros et savent bien comment nous pousser à l’achat sans davantage de vérifications…

Mais y a t-il des raisons de se méfier ? Malheureusement oui ! Outre le fait que la viande consiste essentiellement en déchets d’abattoirs (cervelle, intestins, nerfs, tendons, mamelles et j’en passe), les aliments pour animaux contiennent nombre d’additifs (agents conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, etc.).

 

Dans cet article, nous nous focaliserons sur les exhausteurs de goût.

Des exhausteurs de goût ??! Eh bien oui, car ce ne sont pas les quelque 14% (dans le meilleur des cas) de viande, les céréales (le plus souvent du maïs et du soja OGM) et les minuscules pépites de légumes qui donnent à votre animal envie de se jeter sur le menu… A la sortie des machines qui produisent l’aliment, ce dernier n’a pratiquement aucune saveur. Les morceaux ou les croquettes seront donc copieusement arrosées de graisses (principalement des huiles issues de la restauration) et de diverses substances « naturelles » qui titilleront les papilles de votre compagnon à 4 pattes.

 Si ces exhausteurs peuvent être considérés comme naturels aux yeux du législateur, certains d’entre eux n’en présentent pas moins des dangers au point que les ouvriers des usines d’aliments pour animaux doivent bénéficier d’une ventilation spécifique des locaux, reçoivent une formation spéciale pour manipuler les substances et portent un équipement qui évoque davantage une centrale nucléaire qu’une structure alimentaire. Et ceux qui négligent ces précautions courent le risque d’allergies, de maladies auto-immunes et de problèmes respiratoires.

 

 Que sont les exhausteurs de goût ?

Il peut s’agir d’oléorésines, d’hydrolysats, de distillats ou autres substances issus du rôtissage, de la cuisson ou de l’enzymolyse et contenant des éléments dérivés d’épices, de fruits ou de jus de fruits, de levures, de racines, de feuilles ou de tiges de plantes comestibles ou de dérivés de produits animaux, bref de tout ce qui ne peut plus être utilisé pour produire des aliments pour humains.

 Le problème, c’est que la législation n’exige pas que le fabricant spécifie ce qu’il entend par « exhausteurs de goûts naturels ». Et nous, nous sommes plutôt rassurés en lisant que c’est « naturel »…

 Bien sûr, tous les exhausteurs de goûts, naturels ou non, ne sont pas dangereux pour votre animal. Toutefois, il y en a deux que vous devez absolument éviter :

 Le glutamate monosodique (E621). Le glutamate est abondamment utilisé dans la cuisine asiatique et fait partie des 5 saveurs fondamentales : salé, sucré, amer, acide et « umami ». Cette dernière saveur, celle du glutamate, provient à l’origine du varech, une algue abondamment utilisée dans la cuisine japonaise. De nos jours, cette saveur est obtenue par la fermentation d’amidons ou provient d’un dérivé du soja et n’a donc plus la même composition moléculaire. Si le glutamate est un acide aminé indispensable qui joue un rôle de neurotransmetteur, il n’en va pas de même du glutamate monosodique – sel de sodium du glutamate – dont l’excès dans l’organisme, provoque une surexcitation des fibres nerveuses qui finissent par être détruites.  

 Dans son livre “EXCITOTOXINS : The taste that kills” (“Excitotoxines: le goût qui tue” – 1997), le Dr Russel Blaylock (neurochirurgien et nutritionniste américain), explique en détails les ravages que peuvent causer l’aspartame et le glutamate monosodique, tous deux considérés comme des “excitotoxines” détruisant le système nerveux et cancérigènes. Le tout en 260 pages et en citant plus de 490 références et études scientifiques portant sur plus de 40 ans ! 

 Combien d’animaux de compagnie sont irritables ou manifestent une agitation inexplicable ? Se pourrait.il qu’ils souffrent de maux de tête ou d’une neurostimulation excessive liée au glutamate monosodique E621 ? Sans compter que l’on constate par ailleurs, tant chez les humains que chez les animaux, une augmentation significative des cancers de la bouche et du nez : est-ce un hasard ?

Le glutamate monosodique peut aussi se dissimuler derrière les dénominations suivantes : glutamate monosodique, glutamate, acide glutamique, huile ou graisse végétale hydrogénées, protéines hydrogénées, gélatine, caséinates de sodium ou de calcium, levure rajoutée, extrait de levure, glutamate monopotassique, huiles de maïs.

Le diacétyle qui, pour la petite histoire, est ajouté au popcorn pour micro-ondes car il lui donne cette si appétissante saveur de beurre… Il est produit durant la fermentation naturelle de la bière et la torréfaction du café, mais peut aussi être synthétisé chimiquement. Le diacétyle naturellement issu de ces processus est sans danger. Mais selon plusieurs spécialistes, cette substance est dangereuse lorsqu’elle est extraite et synthétisée en grandes quantités pour être utilisée comme exhausteur de goût (tant pour ceux qui travaillent dans son environnement que pour ceux qui ingèrent les résidus issus des processus) si la moindre erreur se produit durant la fabrication, auquel cas cette dernière peut générer un métabolite cancérigène.

Par sécurité, chaque lot devrait être analysé pour s’assurer de l’absence de ce métabolite. Il s’avère toutefois que certaines usines ne possèdent pas l’appareil sophistiqué permettant une analyse suffisamment pointue.

L’OSHA (agence d’information en matière de sécurité et de santé au travail) recommande que les fabricants de diacétyle synthétique informent le public et les travailleurs du fait que non seulement les humains, mais les animaux exposés à cette substance peuvent souffrir de lésions du nez et des voies aériennes supérieures, notamment de graves atteintes des lignées cellulaires du tractus respiratoire.

L’idée qu’avec les meilleures intentions, nous donnions à nos animaux des neurotoxines et des substances potentiellement cancérigènes est plutôt effrayante….

QUE FAIRE ?

Rien de plus simple : lisez avec soin la liste des ingrédients sur les emballages d’aliments pour animaux et si vous y découvrez du glutamate monosodique E621 ou du diacétyle, n’achetez pas !

 

 

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