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Diarrhée aigüe du chat

Diarrhée aiguë du chat

diarrhée aigüe du chatElle peut provenir de plusieurs causes !!!

1. Les parasites digestifs. Ces vers sont responsables d’une irritation et donc de diarrhée voire de vomissements.
Il est important de vermifuger le chat au moins 2 fois par an à l’âge adulte, voir 4 fois par an si l’animal chasse beaucoup. Il faut utiliser un vermifuge le plus complet possible chez le chat adulte car certains vers peuvent résister à des produits. Demandez conseil à votre vétérinaire qui vous fournira un produit très efficace et très adapté.

2. Une gastro-entérite bactérienne ou virale peut aussi être à l’origine des symptômes de diarrhée.

3. Une ingestion d’aliments avariés ou d’objets non comestibles est également susceptible de provoquer une diarrhée et/ou une gastrite importante, voire une occlusion intestinale si un objet se bloque dans les intestins (dans ce cas, le chat vomit souvent et est très abattu).

4. Une intoxication peut aussi provoquer des troubles digestifs. Certains détergents, insecticides ou plantes toxiques peuvent en effet provoquer des diarrhées associées à d’autres troubles.

5. Une diarrhée d’origine alimentaire. Certains chats peuvent présenter une intolérance alimentaire en vieillissant. Il est alors indispensable de leur apporter des aliments destinés aux chats sensibles.

En première intention, lors de diarrhée, il faut vermifuger le chat et le mettre à la diète (rien à manger) pendant 24 heures. Puis, il faut reprendre l’alimentation progressivement avec un aliment de bonne qualité. Et si cela ne s’améliore pas, il faut aller consulter un vétérinaire.


Les calcivirus

LES CALCIVIRUS

les calcivirus

Les calicivirus félins sont des agents pathogènes particuliers à plus d’un titre. Ils présentent une capacité de mutation qui conduit à des souches différentes et donc à des formes cliniques variées. Ils constituent l’une des étiologies possibles du syndrome coryza du chat, mais peuvent également provoquer des pneumonies, des arthrites, des atteintes neurologiques, des avortements et une forme virulente systémique mortelle. Ils sont aussi incriminés en tant que co-facteur dans l’étiologie de la gingivo-stomatite chronique. Il existe un statut de porteur asymptomatique, après une forme clinique ou non, qui entretient leur persistance, en particulier dans les collectivités. En l’absence de traitement spécifique, la thérapie repose sur l’utilisation d’antibiotiques luttant contre les surinfections et sur l’administration d’anti-inflammatoires pour améliorer le confort du malade. Il s’agit de l’une des valences principales dans les programmes de vaccination destinés aux chats.

Le Calicivirus félin a été identifié précocement dans le syndrome coryza du chat, en même temps que l’herpès virus. La vaccination est disponible depuis plusieurs dizaines d’années mais la prévalence de l’infection par les calicivirus reste élevée. Cette particularité est maintenant bien comprise, du fait de la nature même de ces virus.

Le calicivirus félin (en anglais FCV, pour Feline CaliciVirus) est un petit virus (35 mu) non enveloppé et classé, au sein de la famille des Caliciviridae, dans le genre Vesivirus appartenant à un unique sérotype.

Il s’agit d’un virus à ARN monocaténaire, enfermé dans une capside formée d’unités morphologiques composées d’une seule protéine structurale nommée VP1. L’ARN est directement traduit dans le cytoplasme cellulaire.

Le mécanisme de réplication peut facilement donner lieu à des erreurs lors de la synthèse des brins complémentaires d’ARN. Cela conduit à l’apparition de calicivirus mutants, qui peuvent donner lieu éventuellement à des formes cliniques inhabituelles.

Mode de transmission

Le virus est principalement excrété par la salive et les sécrétions nasales et oculaires. Les urines et les fèces peuvent aussi être contaminants.
Le mode de transmission classique du calicivirus est un contact direct, de nez à nez. Cependant, comme le virus peut persister dans l’environnement, une transmission indirecte est possible par l’intermédiaire des locaux, du matériel (gamelles…) et des personnes manipulant les animaux.

Pathogénie

La période d’incubation est variable et semble dépendre des souches de calicivirus. Elle est en général de 3 à 4 jours mais peut atteindre 15 jours.
Après contamination oro-nasale, une première réplication virale a lieu au niveau de l’épithélium des amygdales, de l’oropharynx et du tractus respiratoire supérieur. Une virémie transitoire est ensuite observée. Les sites secondaires de réplication sont constitués essentiellement par les cellules épithéliales de la conjonctive, de la langue, du palais et des muqueuses nasales, mais le virus peut être aussi isolé dans des tissus variés (poumons, reins, articulations, cervelet… ). Les lésions épithéliales (vésicules, ulcères) sont liées à son action nécrotique.
Selon la souche virale, l’infection peut demeurer inapparente ou provoquer une maladie plus ou moins grave. Des mutants hyper virulents (souche FCV-Ari) capables de provoquer une maladie systémique grave ont été isolés.
Après infection, les chats peuvent excréter le virus pendant 4 à 10 semaines. Une partie d’entre eux (15-20%) deviennent porteurs asymptomatiques, le virus continuant à se multiplier dans l’épithélium des amygdales. Ces porteurs chroniques peuvent excréter le virus durant toute leur vie. Les mécanismes permettant au virus de se maintenir dans l’organisme à long terme, bien que méconnus, semblent liés au degré élevé de variations antigéniques et à une action de sélection sur les régions immuno-dominantes de la protéine de capside.


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